SIRIS : Etude 2001


Cette étude a pour objectif de présenter les listes régionales actualisées établies grâce à la méthode S.I.R.I.S. à partir des données d’une enquête effectuée auprès d’établissements distributeurs des départements de l’Allier, du Cantal, de la Haute Loire et du Puy de Dôme (enquête concernant les ventes de produits phytosanitaires en 2000). En parallèle, afin de connaître les pratiques phytosanitaires en zones non agricoles, les mairies, les espaces verts, la SNCF, les DDE... des quatre départements ont été enquêtés.

L’étude

-  En zone agricole (ZA) Dans un premier temps, toutes les personnes détenant un agrément phytosanitaire ont été interrogées (distributeur, distributeurs-applicateurs et applicateurs). Le logiciel OPTIM’O ne prenant pas en compte les données-applicateurs, seuls les distributeurs ont été relancés. Le nombre de distributeurs enquêtés s’élève à 147.

-  En zone non agricole (ZNA) Toutes les mairies de plus de 1000 habitants ont été enquêtées ainsi qu’une partie des mairies de moins de 1000 habitants (choisies par tirage au sort). Au total, 294 mairies ont été enquêtées. Les DDE des quatre départements, la SNCF et les sociétés autoroutières ont également été enquêtées. Les données obtenues sont sous la forme : Spécialité commerciale / quantité / unité géographique (le plus souvent la commune).

Taux de réponse

Le taux de réponse en Auvergne étant de 63 %, les données de l’enquête sont considérées comme significativement exploitables. L’absence de réponse de certains distributeurs est due à l’impossibilité de fournir les données sous la forme demandée.

Le taux de réponse des mairies est particulièrement élevé. La SNCF a répondu ainsi que la société autoroutière Paris Rhin Rhône. En ce que concerne la DDE, seuls les départements de l’Allier et de la Haute Loire ont répondu. Dans les autres départements, l’absence de centralisation des données concernant les produits phytosanitaires rend l’obtention d’informations difficile.

Les différentes listes disponibles

Eaux superficielles
Les listes ESU Tox et ESU Ecotox sont disponibles pour la Région Auvergne et pour les quatre départements.

Afin d’affiner la localisation des listes, une unité d’étude plus petite a été définie : le bassin versant.

De cette façon pour la Région Auvergne 51 bassins versants de 3500 ha à 894500 ha ont été caractérisés. Une fiche de caractérisation (superficie, caractéristiques culturales, utilisation des substances actives phytosanitaires, listes SIRIS ESU Tox et Ecotox) de chaque bassin versant se trouve dans le rapport SIRIS.

Eaux souterraines
En raison de la difficulté à déterminer une unité d’étude adaptée aux eaux souterraines, de taille satisfaisante pour établir une liste ESO utilisable, seules les listes ESO Tox de la région Auvergne et des quatre départements ont été établies.

L’utilisation des listes

Outil d’aide au choix des molécules à rechercher dans les eaux A partir des listes SIRIS, il est possible :
-  de gérer des listes de molécules à rechercher non plus par région mais par bassin versant
-  de créer un outil d’aide au choix des molécules basé sur les listes SIRIS c’est à dire un tableau de synthèse des listes SIRIS des différentes unités géographiques, de la liste des molécules recherchées lors des analyses et de la liste des molécules détectées sur le réseau entre 1997 et 2001.

Outils d’aide au choix de molécules de substitution Lors de l’interdiction d’une molécule, il peut être intéressant de sélectionner les molécules de substitutions de cette molécule en fonction des besoins des agriculteurs tout en tenant compte des risques de contamination des eaux indiqués par la méthode SIRIS. Dans le cadre d’une prochaine interdiction de l’atrazine, il pourrait être intéressant de comparer le classement régional des différents herbicides maïs pouvant lui être substitués.

Synthèses des listes

Une synthèse des listes ESU et ESO a été effectuée pour l’Auvergne et ses 4 départements. Les listes Auvergne comportent 363 molécules dont 105 ne sont pas classées (absence de données permettant le classement). Les listes de Allier et du Puy de Dôme comportent chacune environ 300 molécules alors que les listes du Cantal et de la Haute Loire en comportent environ la moitié. Il existe également une synthèse de l’ensemble des listes ESU des bassins versants.

Les molécules les plus à risque Cette synthèse des listes a permis de définir pour les eaux superficielles et souterraines les molécules présentant le plus de risque de contamination des eaux.

Mise en relation des listes avec les résultats d’analyses des eaux La mise en relation des listes SIRIS et des résultats d’analyses disponibles sur la région Auvergne, c’est à dire les résultats d’analyses obtenus entre décembre 1997 et avril 2001 est très intéressante. Elle permet de comparer les listes des molécules présentant un risque de présence dans l’eau avec les listes de molécules réellement détectées.

Pour télécharger le rapport SIRIS 2001, cliquez sur le bouton droit de votre souris et choisissez "enregistrer la cible sous"