Colza

Pourquoi un réseau de fermes de références ?

A partir de 2002, le groupe PHYT’EAUVERGNE a mis en place un réseau de fermes de références sur la réduction des risques de contamination des eaux par les produits phytosanitaires (consulter les bilans sur ces fermes de références 2002-2006).

Depuis 2007, PHYT’EAUVERGNE travaille sur la mise en place d’un réseau de fermes de références sur la réduction d’utilisation de produits phytosanitaires. L’objectif est d’acquérir plus de références locales sur les solutions permettant de réduire l’usage de produits phytosanitaires ; et pour cela, d’apprécier à l’échelle de l’exploitation, sur les différentes fermes de références, leur faisabilité technique et économique. L’objectif est aussi de diffuser le plus largement possible les résultats obtenus dans ces fermes de références auprès des techniciens agricoles et des agriculteurs de la région.

Le réseau de fermes de références PHYT’EAUVERGNE comptait 13 exploitations différentes. Chaque exploitation met en oeuvre une ou plusieurs solutions permettant de réduire l’usage (ou de se passer) de produits phytosanitaires. Les solutions sont diverses d’une ferme à l’autre :
-  rotation de cultures longue,
-  introduction de cultures "nettoyantes" dans la rotation,
-  travail sur la date de semis, la variété, les amendements,
-  traitement en bas volume,
-  traitement dirigé,
-  désherbage mécanique (herse étrille, bineuse, houe rotative)
-  ...


Les exploitations ayant des données présentées

-  Exploitation de Guy MICHEL (Bio) (herse étrille)

Les autres exploitations du réseau

-  Exploitation de Loïs GUIGNEMENT (traitement bas volume)
-  Exploitation de Thomas LANGE (optimisation des traitements, réduction de doses)



Des éléments bibliographiques...

...pour réduire l’utilisation de produits phytosanitaires sur la culture du colza.


L’ensemble des points présentés sont issus de références bibliographiques consultables à la fin de cet article ou sur le site du CETIOM (pages dédiées à chaque culture avec l’ensemble des étapes abordées dans cet article).


Quelques indications pour la culture du colza

-  Allonger les rotations à 5-6 ans entre chaque culture de colza
-  Alterner des cultures d’hiver avec des cultures de printemps
-  Entretenir les haies et les bordures
-  Eviter un précédent jachère
-  Très utile en tête de rotation, le colza rompt le cycle des céréales à pailles ou des mélanges d’automne, et permet de résoudre certains problèmes de désherbage.
-  Pour utiliser les outils de désherbage mécanique, il apparaît nécessaire de réaliser des faux semis (à différentes profondeurs de travail) en interculture, tenir compte des conditions d’intervention, adapter l’outil utilisé à la flore présente (espèce et stade) gérer la flore adventice à l’échelle de la rotation.


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Intérêts du colza dans la rotation

-  impact positif sur le sol par son enracinement et sa forte production de biomasse avec un rapport Carbone / Azote moyen
-  évite le semis d’un couvert
-  les repousses peuvent servir de couvert attendant la culture suivante
-  très bon précédent de céréale (assainissement vis-à-vis de maladies (dont piétin échaudage et fusariose) et de ravageurs (dont nématodes))


Difficultés rencontrées avec le colza

-  culture technique, surtout en TCS et semis direct
-  rendement "faible" (20-30 q/ha) nécessitant de limiter au maximum les charges souvent induites par le désherbage (jusqu’à 150€/ha)
-  sensibilité à certains risques sanitaires (limaces, phoma, sclérotinia, hernie...)
-  difficulté de gestion des pailles notamment après un précédent céréale


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Fertiliser

-  Épandage de fumier mûr ou de lisier sur les chaumes de céréale.
-  Incorporer superficiellement les résidus de récolte de la culture précédente avec les engrais de ferme pour favoriser leur décomposition.
-  Les plantes qui souffrent d’une carence azotée durant l’automne et pour lesquelles cette dernière n’est pas levée au printemps produisent peu de ramifications en sortie d’hiver. En effet, le nombre de ramifications est bien corrélé à la fois au statut azoté de la plante à la reprise de végétation et au cours de la floraison. Cette faiblesse se traduit par un déficit de siliques/m2 et donc une diminution du rendement/ha. De même pour la concurrence vis-à-vis des adventices : très tôt des rapports de compétition colza/adventices peuvent devenir défavorables au colza. Un colza non carencé en azote à l’automne mettra en place un peuplement compétitif face aux adventices qui assurera une maîtrise durable de l’enherbement sur le cycle de la culture c’est la stratégie de l’étouffement.


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Travailler le sol

-  Labourer au début août et superficiellement (15 à 20 cm) le sol bien ressuyé. Éviter toute semelle de labour car cela perturbe fortement la croissance des racines du colza.


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Faux semis et dechaumage

-  Réaliser 1 à 2 faux semis. Excellente efficacité si l’humidité du sol permet les levées attendues. Très intéressant pour combler les "trous" du désherbage de base : repousses de céréales, bromes et crucifères, ainsi que que pour raffermir le sol et détruire les germes de mauvaises herbes

  • 1/ égaliser le labour et laisser germer les adventices. Herser superficiellement pour détruire les plantules.
  • 2/ Laisser regermer les adventices et les redétruire avant ou pendant le semis. Le but est d’obtenir un lit de semis meuble et légèrement motteux en surface et bien rassis (raffermi) en profondeur, car c’est ce qui convient le mieux au colza.

-  Sans faux-semis, pratiquer un déchaumage pour éliminer les repousses


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Semer

-  Semer dès la fin août (à partir du 20 août).
-  Semer en lignes à 2 cm de profondeur (le colza n’aime pas les semis profonds) 5 à 6 kg de semence à l’hectare
-  Possibilité de traiter le rang au semis avec un semoir adapté (voir vidéo rubrique suivante)

  • Densité :
    -  Diminuer un peu la densité de semis en cas de semis précoce ou si le sol est très bon.
    -  Augmenter de 10% la densité de semis pour compenser la perte de pieds lors des désherbages mécaniques le colza implanté avec le semoir réservé aux betteraves peuvent voir évoluer une bineuse entre les rangs : un peu plus contraignant sur un plan pratique et aussi moins rapide. C’est par contre un bon moyen d’éliminer les repousses de colza et de favoriser le redémarrage de la culture après un hiver rude.
  • Ecartement :
    -  Faire un semis serré (20-25cm) permet une concurrence plus importante du colza vis à vis des adventices dès la levée.
    -  Un semis à grand écartement (45-50 cm d’inter-rang) permet un développement accru de la culture et améliore l’efficacité du désherbage en autorisant un réglage plus agressif (augmentation de la pénétration des dents dans le sol), sans pénaliser le colza.


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Rouler le semis

Source de la vidéo : CETIOM

-  Rouler le semis est absolument nécessaire pour défavoriser les limaces.
-  La pratique du roulage en post-semis avant passage de herse étrille a montré une amélioration de la sélectivité, avec un colza mieux implanté, mais une agressivité plus faible des dents diminuant ainsi l’efficacité du désherbage mécanique. En effet, dans les conditions d’expérimentation, le roulage a rendu le sol « résistant » à la pénétration des dents de la herse, pénalisant l’effet « désherbage » du passage. Le roulage du rang seul avec un semoir équipé semble donc la bonne alternative (voir la vidéo ci-contre).




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Désherber

-  Outre le désherbage chimique en plein, certaines techniques permettent de réduire à l’hectare les quantités d’intrants phytosanitaires (voir la section "Réduction de dose / ha"), soit par réduction de la concentration, soit par réduction de la surface traitée, soit ces deux techniques.
-  Le désherbage mécanique peut être une alternative ou un complément au désherbage chimique du colza. Les meilleures solutions sont obtenues en combinant des passages de herse étrille ou de houe rotative dans les premiers stades de la vie du colza, avec un passage de bineuse, avant que le colza ne recouvre complètement le sol. C’est ce qu’ont mis en évidence les chambres d’agriculture du Nord et du Pas-de-Calais.

  • Herse étrille : elle est efficace pour maîtriser les mauvaises herbes présentes dans les parcelles de colza (entre 76 % et 92 % suivant les situations). Les passages précoces à l’automne sont les plus efficaces, en particulier en raison des conditions climatiques plus favorables. En conditions de passage humide, les risques de « repiquage » des mauvaises herbes (comme les vulpins) ne sont pas à négliger. Attention : en situation avec des résidus de paille importants, le risque de bourrage des dents existe. La sélectivité de la herse étrille vis-à-vis du colza peut entraîner des pertes de 6 à 17 %. Cette perte de pieds n’entraîne pas forcément de diminution de rendement, en raison du pouvoir de compensation des colzas lorsqu’ils sont bien implantés.

    => Profiter le cas échéant des bonnes conditions météorologique automnales. Passer la herse étrille seulement si les plantes de colza sont robustes et bien enracinées (stade 3 à 4 feuilles minimum, à partir de ce stade, les jeunes colzas sont assez forts pour résister au passage de la herse étrille qui fonctionne par grattage du sol). La sélectivité de la herse étrille vis-à-vis du colza repose sur des stades de développement différents entre les mauvaises herbes et la culture.

    => La herse est utilisable avant la levée du colza, puis à partir du stade 3 feuilles et reste utilisable en sortie d’hiver.

  • Houe rotative : passée au stade cotylédons du colza, la houe rotative présente une efficacité similaire au désherbage chimique. Pour obtenir une telle efficacité, il convient d’intervenir sur des adventices jeunes ; cette efficacité est améliorée lorsque l’outil pénètre bien le sol (pas trop sec) et à une vitesse d’avancement supérieure à 12 km/h. A ce stade du colza, la sélectivité de l’outil est dépendante des conditions d’intervention. Des pertes pouvant aller jusqu’à 10 % sont fréquemment observées. Ce niveau de perte n’est habituellement pas préjudiciable pour le colza qui tolère des peuplements faibles.

    => L’expérience montre que la houe est sélective du colza, même aux tous premiers stades « plantules ». Son efficacité dépend surtout du stade de l’adventice, si bien qu’on préconise d’intervenir précocement juste après le semis (entre la pré-levée et 2 à 4 feuilles du colza) en 2 à 3 passages, dits "à l’aveugle".

    => La houe est utilisable en prélevée et également du stade cotylédons jusqu’à 4-5 feuilles.

  • Bineuse : La bineuse est utilisable à partir de 3 feuilles jusqu’à ce que le colza ferme la ligne. La sélectivité est meilleure avec de grands écartements.

    => différents types de bineuses existent avec des systèmes de guidage performants (voir la section bineuse)

    => L’apparition de systèmes de guidages performants pour les bineuses a permit de réduire le temps de travail, rentabilisant de plus en plus le(s) passage(s) de la bineuse.

    => Le désherbinage présente l’avantage d’associé un traitement et un binage en un seul passage. Là encore le temps de travail s’en ressent. Cependant, la difficulté de mise en oeuvre de cette technique (conditions climatiques particulières, voir la section désherbineuse) rend son usage complexe et aléatoire. D’après le CETIOM, la solution pour un désherbage efficace en limitant l’usage de produit phytosanitaire pourrait être l’association d’un traitement au semis (uniquement sur le rang) suivi d’un binage à haute-vitesse lorsque la culture est développée (voir la vidéo dans la partie précédente "Rouler le semis").

    => Résultats expérimentaux : l’efficacité d’un passage de bineuse sur les mauvaises herbes est bonne (comparable à une modalité "herse étrille" sur un site expérimental). Sur un autre site, le binage seul ou associé à des solutions chimiques montre une meilleure efficacité sur les géraniums à feuilles rondes que sur les géraniums à feuilles disséquées ; pour la lampsane, la modalité mixte montre des résultats identiques à la modalité de référence. Le binage tardif ne présente (à confirmer dans d’autres situations) pas de gain d’efficacité sur les adventices et n’améliore pas la sélectivité du colza par rapport à un passage précoce (meilleur positionnement en raison d’un plus grand nombre de jours agronomiquement praticables). Le binage présente également d’autres intérêts : aération du sol, possibilité de rattrapage au printemps


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Lutte contre les ravageurs (insectes et maladies)

-  Jouer sur la date du semis, piégeage par mélange variétal ou semis différent en bordure de parcelle (variété précoce ou navette). Inefficace sur pucerons ou certains charançons
-  Surveiller la levée de la culture et réagir au plus vite en cas de problèmes de limaces ou d’altises. Si besoin, ressemer et lutter contre les limaces avec des granulés antilimaces (certains sont même autorisés en agriculture biologique). Contre les altises, on peut éventuellement tester l’efficacité de la poudre de roche en alternative au produits chimiques.

-  Maîtrise des maladies : Le retour sur crucifère dans une rotation doit être au moins de 4 ans. De plus, il faut éliminer tout reste de pailles infestées, remonter le pH du sol si trop acide (amendement calcique) et éviter les semis trop dense, favorisant par contact le développement des maladies.
-  Choix variétales en fonction de la résistance au phoma. En effet, "cultiver plusieurs fois de suite certains types de variétés peut déboucher sur un contournement de la résistance variétale".
-  Lutte préventive contre sclérotinia : avec une alternative biologique, un champignon appelé Contans WG. Celui-ci s’applique au semis ou sur les résidus d’une culture déjà attaquée et peut être un excellent frein à la maladie voire même une solution unique en cas de faible pression. (voir notre section "lutte biologique").


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Recolter

-  Bien régler les moissonneuse-batteuse pour limiter la perte du petit grain lors de la récolte


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Valoriser la production

-  L’huile de colza, de part sa composition en acides gras essentiels poly insaturés, est l’une des plus équilibrée pour l’alimentation humaine. Les tourteaux, co-produits de l’extraction, ont un profil en acides aminés qui les rend très intéressants pour l’alimentation des porcs par exemple.
-  Valorisation possible en bio-carburant


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Références bibliographiques

Techniques simplifiées

  • Colza - Gérer positivement les pailles, sécuriser la structure et changer de précédent (TCS, Magazine, 2006, pdf)
  • Cet extrait de la revue TCS présente des solutions techniques à la culture du colza dans une démarche culturale simplifiée avec peu ou pas de travail du sol.

    Suite à une céréales, la présence des pailles peut se révéler contraignante ou utile. Selon la taille des résidus de paille, leurs quantités et le type pédo-climatique où se trouve la parcelle, la gestion des paille se fera différemment. Du ramassage (valorisation en élevage par exemple ou sur la culture suivante, par l’épandage du résultat d’un andainage) au semis direct, en passant par l’enfouissement à différente profondeur. L’importance de l’implantation du colza implique aussi quelques réflexions à cette étape. C’est pourquoi d’autre modes d’implantation sont exposés dans cet article. Enfin, revoir ses rotations et notamment la culture précédent le colza peut apporter bon nombre de solution quant à la maîtrise des adventices, des maladies et des ravageurs. Ainsi, 6 retours d’expériences d’exploitant propose des précédents originaux qui présentent chacun de réel avantage à la culture du colza. Il s’agit de la féverole, légumineuse, maïs doux et lupin, haricot, maïs grain à récolte précoce et un semis en mélange (colza/tournesol/vesce/phacélie). La lutte préventive contre les méligèthes est aussi abordé avec principalement des essais avec des variétés de colza précoce semé en mélange ou en bordure de parcelle, limitant grandement les coûts d’un passage d’insecticide...

Itinéraire technique

  • Désherbage colza : fin de la trifluraline, intérêt des méthodes alternatives (CA du Tarn, Bulletin, 2008, pdf)
  • -  Bulletin en 2 pages présentant des itinéraires techniques "post trifluraline" en indiquant les coût à chaque étape

    -  Ce bulletin permet de comparer des itinéraires tout chimique à des itinéraires associant chimique et désherbage mécanique avec quelques façons culturales empruntées à l’agriculture biologique. En effet, sont abordés :

    • Le faux semis : l’efficacité d’un ou 2 faux-semis est excellente surtout quand les conditions d’humidité du sol sont au rendez-vous. Le faux-semis permet donc de limiter les désherbages et donc de réduire les coûts liés.
    • La bineuse, la herse étrille et la houe rotative avec quelques conseils de passages et le coût engendré.
    • Etouffement des adventices par semis dense.
    • Choix variétales en fonction de la résistance au phoma. En effet, "cultiver plusieurs fois de suite certains types de variétés peut déboucher sur un contournement de la résistance variétale". Un tableau liste donc les successions variétales possible et celles à éviter (en relation avec la brochure du CETIOM).
    • Lutte préventive contre sclérotinia : avec une alternative biologique, un champignon appelé Contans WG. Celui-ci s’applique au semis ou sur les résidus d’une culture déjà attaquée et peut être un excellent frein à la maladie voire même une solution unique en cas de faible pression.

  • Colza et Tournesol : Les objectifs à atteindre (CETIOM, Dossier technique, 2009, pdf)
    -  Colza : réussir l’implantation
    -  Tournesol : c’est le peuplement qui prime
    -  Le semis : adapter la densité et l’écartement
    -  Colza : optimiser les conditions d’implantation
    -  Colza : gérer l’enherbement
    -  Gérer l’enherbement autrement
    -  Tournesol : peuplement à gérer
    -  Désherber avec moins d’intrant

Culture du colza en agriculture biologique

  • Produire du Colza en Agriculture Biologique (OPABA, Dossier technique, pdf)

    Les dossiers techniques de l’OBAPA - Produire du Colza en Agriculture Biologique

    Basé sur des essais menés en Bourgogne et en Lorraine, ce bulletin technique donne un itinéraire type pour la culture biologique du colza.
    -  Semis et préparation du sol : mélange de variété pour limiter les dégâts des méligèthes, semis écarté en fonction de l’outil de désherbage. 2 faux semis préconisés avec ameublissement des 4 premiers centimètres
    -  Maîtrise des adventices : suivant le type de semoir, le passage de la bineuse est possible ou pas. 2 passage d’herse étrille conseillé au préalable.
    -  Fertilisation : En 2 ou 3 apports, avant semis et en sortie d’hiver (gros besoin de la plante en azote)
    -  Maîtrise des ravageurs : peu ou pas d’intervention curative possible en agrobiologie. Les solutions ne sont donc que préventive avant ou pendant le développement du colza. Les 5 ravageurs abordés sont : limace, altise, tenthrède de la rave, charaçon de la tige et méligèthe.
    -  Maîtrise des maladies : Le retour sur crucifère dans une rotation doit être au moins de 4 ans. De plus, il faut éliminer tout reste de pailles infestées, remonter le pH du sol si trop acide (amendement calcique) et éviter les semis trop dense, favorisant par contact le développement des maladies.
    -  Récolte : de préférence le matin pour limiter l’égrenage. Conservation avec une humidité du grain de 8% (voire 6% en cas de production d’huile végétale brute par pression à froid).

  • Colza bio : choix variétaux (Jean-Luc GITEAU, Benoît NEZET - Pôle agro PV, Dossier technique (extrait), 2008, pdf)
  • Colza - La discipline reine des grandes cultures bio (Daniel C. ; Dierauer H. ; Schärer F. ; Ramseier H. ; Bovigny C. ; Jossi W. et Humphrys C. , Article technique, 2008, pdf)
  • Cultiver du colza d’hiver en AB (ITAB, Fiche technique, 2007, pdf)

    Ce bulletin de 4 pages reprend l’ensemble des informations techniques nécessaire à la conduite de la culture du colza biologique. Les thèmes suivants sont abordés :
    -  la place dans la rotation : Bonne tête de rotation, le retour sur colza doit intervenir après 5 ans minimum. Bonne valorisation de l’azote laissé par le précédent et bonne restitution.
    -  les variétés : choix à faire selon la résistance aux maladies, la sensibilité à l’élongation automnale, la rapidité de levée et la vivacité du départ (meilleur concurrence face aux adventices), la durée "boutons accolés" - "floraison" la plus courte possible, la lignée pour réutilisation de la semence.
    -  le semis : à 1-2 cm de profondeur sur un sol dénué de débris organique, roulage obligatoire et bonne structure du sol en profondeur pour le développement normal du pivot
    -  la fertilisation : nécessitant beaucoup d’azote disponible au démarrage de la culture, le précédent cultural doit être choisi en fonction. Les engrais fermiers sont très bien valoriser sur le colza. Ne pas hésiter à apporter phosphore et potassium.
    -  la gestion des adventices : labour accompagné d’un ou deux faux-semis semble être la meilleure stratégie. Stratégie de l’étouffement par un semis plus précoce et plus dense (pour arriver à 30-40 pieds/m² minimum). Désherbage mécanique possible voire conseillée, en combinant 2 outils différents (herse/houe + bineuse)
    -  la gestion des ravageurs et des maladies : Eviter la proximité de culture de colza conventionnel, jouer sur la date du semis, piégeage par mélange variétal ou semis différent en bordure de parcelle (variété précoce ou navette). Inefficace sur pucerons ou certains charançons
    -  la récolte : fonction des conditions climatiques

    De plus, des encarts spécifiques concernent :
    -  Des conseils de gestion de la culture suivant la disponibilité en azote (d’après CETIOM)
    -  Une comparaison technique des 3 solutions de désherbage mécanique
    -  Des données technico-économiques avec le calcul de la marge brute
    -  La valeur nutritive comparé de 3 tourteaux différents
    -  Un récapitulatif des atouts et des contraintes de la culture du colza

  • Colza : culture bio (Agridea.ch, Dossier technique, 2009, pdf)

    Après quelques généralités sur la culture et les types de sols, ce document propose des solutions techniques utilisables en agriculture biologique sur toutes les étapes de la culture du colza :
    -  Rotation : après orge et pomme de terre, et, à moindre mesure, après blé, seigle triticale ou avoine, le colza trouve sa parfaitement sa place dans la rotation.
    -  Préparation du sol : déchaumage et labour peu profond (10-15 cm) avec incorporation de fumier au besoin semble être indispensable en technique cultural traditionnelle. Avant le semis, il est préférable d’effectuer 1 à 2 faus-semis et de travailler assez finement (mais pas trop) le sol sur les 4 premiers centimètres. Dans tous les cas éviter le compactage, frein au développement racinaire du colza
    -  Semis : l’objectif est d’obtenir une plante bien développé à la rentrée de l’hiver. Garder en mémoire les 3 "huit" : au stade 8 feuilles, collet de 8 mm de diamètre et un pivot de 8 cm de longueur. Dans tous les cas le roulage est indispensable, pour limiter les dégâts des limaces et pour favoriser le contact graine/terre. Le semis en rang est possible de 12 à 50 cm d’écartement suivant l’outil mécanique de désherbage et la stratégie de préparation de sol adoptée. Profondeur du semis : 4 cm maximum.
    -  Densité du semis et choix variétale : cela dépend des conditions d’implantation (période, préparation du sol, présence de limaces...) et du type de semoir. L’objectif étant un peuplement à 50/60 plantes / m²
    -  Désherbage mécanique : 3 outils sont abordés : herse étrille, sarcleuse/bineuse à socs et houe rotative. Chaque outils à sa période préférentiel de passage en 1 ou plusieurs passage suivant le stade de la culture et à une vitesse définie
    -  Stratégie de désherbage : 3 combinaisons d’outils sont proposés en comparant les avantages, inconvénients mais aussi les besoins en traction et en temps de chaque technique dans un tableau synthétique
    -  Fertilisation : l’azote est un élément important au développement du colza et celui-ci a de gros besoins très tôt pour son implantation et surtout en sortie d’hiver. Les apports azotés peuvent se présentés sous forme de fumier, lisier ou purin , ou engrais industriels. Les carences en soufre doivent être surveillées.
    -  Maîtrise des maladies et des ravageurs : 9 parasites sont abordés (sclérotinia, hernie du choux, phoma, altise du colza, méligèthe, gros charançon de la tige, tenthrède de la rave, puceron cendré du chou et limace). Un tableau récapitulatif reprend une description rapide du parasite et les symptômes sur la plante. Les facteurs favorisant la présence du parasite sont énuméré et des mesures (uniquement préventives car en agriculture biologique aucun traitement curatif n’existe à la date de rédaction du document, hormis contre la limace) sont proposées. Celles-ci se basent principalement sur les façons culturale en pré-semis ou au sein de la rotation.
    -  Un tableau synthétique regroupe les critères de risques pour le colza bio et indique donc ce qui est favorable et ce qui est défavorable à la lutte contre différents parasites.

Techniques alternatives

Généralités

  • Développer les grandes cultures biologiques - Valorisation de quatre années de programmes d’expérimentation avec le soutien de l’ONIGC (Olivier DE GASQUET (ONIDOL/UNIP), Loïc PRIEUR (CREAB), Charlotte GLACHANT (CA 77), Delphine BOUTTET (ARVALIS/UNIP), Diaporama, 2008, pdf)
    -  Situation des oléo-protéagineux en France.
    -  Atouts et contraintes des oléo-protéagineux biologiques (dont le colza) dans le Sud-ouest de la France - Synthèse des Expérimentations CREAB - Programmes ONIGC 2005 et 2007
    -  Oléo-protéagineux biologiques : Résultats technico-économiques en zone Centre(dont des calculs de marges brutes)
    -  Oléo-protéagineux : Problématiques et pistes de recherche (dont colza avec un itinéraire technique)
    -  Exemple d’une piste de recherche : la bruche du pois et de la féverole
  • Conduite intégrée du colza d’hiver pour une réduction de l’utilisation des pesticides (Muriel VALANTIN-MORISON, Jean-Noël AUBERTOT, Stéphane LEMARIE, Anne LACROIX (INRA), Raymond REAU (CETIOM), Diaporama, 2007, pdf)
    -  Les enjeux, les objectifs :
    • Bilan des pratiques actuelles
    • La production intégrée, pour réduire l’usage des produits phytosanitaires en colza

    -  Concevoir et évaluer des itinéraires techniques intégrés :
    • Tester des solutions en parcelles agricoles
    • Concevoir des conduites innovantes à l’aide d’un modèle original "Omega sys"

    -  Les réponses apportées
    • Adapter des conduites aux conditions de milieux, aux aléas climatique
    • Concilier environnement et économies
    • Prospecter les conséquences agronomiques de scénarios économiques favorables ou défavorables

    -  Quelles conditions à l’adoption de tels ITK intégrés ?
    -  Les conclusions, les difficultés et les perspectives
  • Maîtriser le désherbage dans la rotation (ARVALIS/CETIOM, Diaporama (Conférence de presse "Maîtriser le désherbage dans la rotation") Paris, le 12 septembre 2007, pdf)
    -  Le constat dans le colza :
    • Les principales adventices
    • Les pratiques culturales

    -  Le constat dans le blé :
    • Les adventices
    • Expansion de la résistance ?

    -  Impact des adventices sur les cultures : un facteur à ne pas négliger !
    -  Bilan de campagne -enseignements sur colza et céréales
    -  Une nouvelle vision de la lutte chimique : la gestion sur la rotation
    -  L’agronomie au coeur du raisonnement :
    • rotation
    • travail du sol
    • techniques alternatives

    -  La collaboration ARVALIS-Institut du végétal-CETIOM
  • Betteraves & colzas dans la même rotation (ITB/CETIOM, Brochure technique, 2008, pdf)
    -  Quels sont les enjeux d’une rotation betterave/colza ?
    -  A quelles conditions peut-on cultiver du colza dans une
    -  rotation betteravière ?
    -  Comment assurer une bonne gestion des repousses de colza ?
    -  Assurer le minimum de repousses de colza
    -  Eliminer les repousses...
    -  Choisir son espèce selon les contraintes parcellaires
    -  Une même exigence en phosphore
    -  Deux cultures aux exigences complémentaires
    -  Rompre le cycle des cultures par l’alternance de culture de printemps (betterave) et de culture d’hiver (colza) permet de lutter plus efficacement contre les adventices.
    -  Les géraniums lèvent vraiment dans les betteraves ?
    -  Des alternatives au désherbage tout chimique
    -  Désherbage colza : L’aide du mécanique
    -  Désherbage dans la rotation : Suivi géraniums
    -  Lutter contre les géraniums
    -  Lutte anti-graminées dans la rotation avec colza
    -  Désherbage du tournesol : l’après trifluraline
    -  Désherbage du colza : l’après trifluraline
  • Bulletin de Santé du Végétal pour de bonnes pratiques agricoles - Grandes cultures - Nord Pas-de-Calais (DRAAF/SRAL Nord-Pas-de-Calais, Bulletin de surveillance (BSV), 2009, pdf)
    Colza, quelques rappels avant l’implantation
    -  Désherbage
    -  Phoma
    -  Elongation automnale
    -  Méligèthes
    -  Sclérotinia
    -  Limaces
    -  Notations maladies des betteraves réalisées le 10/08/09 par les différents partenaires de la région

Conduite d’essais

  • Résultats d’essais de désherbage mécanique et mixte sur tournesol et colza (CETIOM, dossier technique, 2008, pdf)
    -  Désherbage colza : l’aide du mécanique
    -  Désherbage dans la rotation : suivi géraniums
    -  Lutter contre les géraniums
    -  Lutte anti-graminées dans la rotation avec colza
    -  Désherbage du tournesol : l’après trifluraline
    -  Désherbage du colza : l’après trifluraline
  • Expérimentations, démonstrations et animation du territoire (Exploitation et Plate-Forme Technologique en Agroéquipements du Lycée Agricole de Vesoul, Rapport d’activités, 2007, pdf)

    Extrait du sommaire :
    -  Les expérimentations et démonstrations conduites en 2007 : Etude de différentes stratégies alternatives de désherbage sur colza


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