L’eau et les Pesticides

Les pesticides ne se trouvent pas naturellement dans l’eau et la plupart de leurs applications, qu’elles soient agricoles ou non, se font sur la terre ou sur les végétaux. Il existe donc des facteurs très divers qui expliquent pourquoi ces produits se retrouvent dans l’eau. Pour les organismes aquatiques, animales ou végétales, cela a aussi des conséquences.
  • Les mécanismes de transfert
  • L’impact des pesticides dans l’eau


  • Les mécanismes de transfert

    Plusieurs paramètres entrent en jeux pour définir les mécanismes de transferts des matières actives phytosanitaires vers les eaux superficielles et souterraines.

    Les mécanismes de transport (liés aux modes de circulation de l’eau)

    -  La nature du sol : la perméabilité permet de définir les principaux types de circulation de l’eau dans le sol (vers les nappes souterraines ou vers les cours d’eau superficielle) ; la teneur en argile et en matière organique joue un rôle dans la capacité du sol à fixer les matières actives phytosanitaires.


    -  La nature du sous-sol : la géologie permet de définir les modes de circulation de l’eau en profondeur.

    -  La topographie : la pente du terrain naturel joue un rôle dans l’accélération des écoulements de surface.

    -  Le climat : la fréquence et l’intensité de la pluie jouent un rôle pour déterminer l’importance de l’infiltration et des écoulements de surface.

    -  La proximité du réseau hydrographique : plus le cours d’eau est proche du secteur d’application des produits phytosanitaires et plus leur transfert est rapide (limitant ainsi le temps de dégradation des matières actives dans le sol).

    -  Le drainage agricole : il accélère les écoulements de sub-surface en direction du réseau d’eau superficielle.

    -  La nature des surfaces urbanisées et des voies de communication : le caractère imperméable ou peu perméable des surfaces urbanisées et des voies de communication favorise les écoulements de surface.



    (JPG) Les caractéristiques des molécules phytosanitaires

    -  La durée de vie : plus le temps nécessaire à la dégradation naturelle d’une molécule est important, plus cette molécule a de chance d’avoir l’occasion d’être transférée vers la ressource en eaux ; Ce temps varie aussi en fonction des conditions dans lequel elle se trouve (température, aération, humidité, teneur en matière organique,...).

    -  La capacité de rétention dans le sol : chaque molécule est plus ou moins fixées dans le sol, et par conséquent plus ou moins disponible pour être transférée vers la ressource en eaux.



    (JPG) Le mode d’utilisation des molécules

    -  La quantité appliquée : plus la dose de matière active appliquée est importante, plus celle-ci est disponible en grande quantité pour être transférée vers la ressource en eaux.

    -  Les conditions d’utilisation : le respect des conditions optimums pour l’application des matières actives (pluviométrie, vent, distance par rapport au cours d’eau,...) permet de limiter les transferts rapides, voire directs, vers la ressource en eaux.

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