Expérimentations et Actions Pilotes

2ème étape : Afin de réduire les risques de contamination des eaux par les pesticides, PHYT’EAUVERGNE conduit des essais et des actions pilotes, ayant pour vocations d’être reprises et démultipliées par des organismes locaux.

Grand Public................................................
Agricole........................................................
Non Agricole................................................

2006-2007 - Diagnostic/Conseil sur les pratiques phyto. des communes

Diagnostic des pratiques phytosanitaires et conseils individualisés auprès des communes des bassins versants pilotes

-  2006 : Bassin versant pilote du Jauron (63)
-  2007 : Bassin versant pilote de la Vendage (43)


Bassin versant pilote du Jauron (63)

(JPG) OBJECTIFS ET METHODOLOGIE

Une visite des différentes communes du bassin versant du Jauron, afin d’apporter un diagnostic et un conseil individualisé sur les pratiques phytosanitaires, a été proposé aux élus. La majorité des communes furent favorables à cette action (17 sur 19).

2 communes n’ont pas souhaité de diagnostic des pratiques phytosanitaires sur leur commune. Ces communes ne s’estiment pas concernées par l’opération étant donné leur utilisation très faible voire nulle du désherbage chimique.

Les objectifs de l’opération étaient de :

-  réaliser un diagnostic des pratiques phytosanitaires

-  conseiller les communes pour améliorer leurs pratiques

Le diagnostic sur le terrain consistait, en compagnie des responsables des services techniques et ou des agents techniques et éventuellement d’un élu municipal, à observer et vérifier l’ensemble des pratiques phytosanitaires, que ce soit au niveau du centre technique ou des zones traitées.

Des conseils techniques ont été apportés, à chaque commune, en les adaptant en fonction du contexte (nombre d’agents, possibilités technico-économiques,...).

Aussi, le diagnostic a permis d’introduire la méthodologie de la mise en place d’une gestion différenciée des pratiques de désherbage en fonction des types de surfaces.

COMPTE RENDU DES VISITES SUR LES COMMUNES

Suite à chaque visite, un compte rendu détaillé a été rédigé et envoyé au maire et au responsable des services techniques de chaque commune concernée.

Ce compte rendu comporte 4 parties :

1. Le contexte

2. Inventaire et propositions d’améliorations des pratiques de désherbage

2.1. Les produits phytosanitaires utilisés sur la commune

2.2. Avant et après traitement

2.3. Emploi des produits phytosanitaires sur les différentes surfaces en fonction des risques de transfert vers la ressource en eau

3. Choisir le bon produit

4. Privilégier l’utilisation de méthodes alternatives au désherbage chimique

BILAN DES DIAGNOSTICS INDIVIDUALISES

Les visites, en lien direct avec une formation aux bonnes pratiques phytosanitaires, ont permis d’appuyer la théorie en expliquant concrètement ce qui pouvait être mis en place sur les différentes communes.

Ces diagnostics suivis de conseils ont été appréciés car ils étaient adaptés à chaque commune. Les solutions proposées tenaient compte des contraintes de chaque commune ainsi que des priorités d’amélioration des pratiques.

Les principales remarques réalisées lors ces visites sont les suivantes :

-  Le matériel utilisé est généralement en bon état, en revanche, les buses ne sont pas changées régulièrement et sont mal adaptées.

-  La plupart des communes ne dispose que d’un pulvérisateur à dos.

-  Il est rare que l’étalonnage du pulvérisateur soit réalisé annuellement.

-  Les produits sont choisis en fonction de l’utilisation et de la fiche de données de sécurité. Une grande confiance est donnée au fournisseur.

-  Le remplissage est généralement réalisé avec un tuyau d’arrosage sans aucune protection du réseau.

-  Le rinçage est généralement effectué sur la surface traitée ou sur une zone perméable.

-  Les produits sont généralement stockés ensemble mais dans un lieu servant à d’autre usages (atelier). Certaines communes disposent d’une armoire de stockage.

-  Toutes les protections nécessaires à l’application des produits phytosanitaires sont rarement utilisées par les applicateurs.

-  La majorité des communes essaie d’adapter sa méthodologie de désherbage au type de surface traitée.

-  Il est courant que les centres-bourgs soit désherbé manuellement.

Sur le bassin versant du Jauron, bassin versant rural (67 % de Surface Agricole Utile), il est courant que des élus de conseils municipaux soient issus du monde agricole. Ceci se ressent dans le conseil apporté par les élus aux agents techniques sur le choix et l’utilisation des produits phytosanitaires.

Le diagnostic individualisé, a permis de conseiller la quasi-totalité des communes du bassin versant au cas par cas.

Néanmoins, les conseils à appliquer par les communes pour améliorer leurs pratiques sont à replacer dans un contexte complexe dans lequel elles doivent gérer un grand nombre de problèmes divers.


Bassin versant pilote de la Vendage (43)

OBJECTIFS DE L’OPERATION

Les objectifs de l’opération étaient, pour chaque commune du bassin versant de la Vendage, de :

-  réaliser un diagnostic des pratiques phytosanitaires

-  conseiller les communes pour améliorer leurs pratiques

-  informer et sensibiliser les élus et les responsables de services techniques sur la démarche de gestion différenciée des espaces communaux.

METHODOLOGIE

Une visite des différentes communes du bassin versant de la Vendage, afin d’apporter un diagnostic et un conseil individualisé sur les pratiques phytosanitaires, a été proposé aux élus. Pour cela, un courrier d’information de la part de la FREDON Auvergne, en date du 19 juillet 2007 a été envoyé à chaque commune du bassin versant. Puis, un contact téléphonique pour définir un rendez-vous avec chaque responsable de Services Techniques a été réalisé.

Le diagnostic sur le terrain consistait, en compagnie des responsables des services techniques et ou des agents techniques et éventuellement d’un élu municipal, à observer et vérifier l’ensemble des pratiques phytosanitaires, que ce soit au niveau du centre technique ou des zones traitées.

Des conseils techniques ont été apportés, à chaque commune, en les adaptant en fonction du contexte (nombre d’agents, possibilités technico-économiques,...).

Aussi, le diagnostic a permis d’introduire la méthodologie de la mise en place d’une gestion différenciée des pratiques de désherbage en fonction des types de surfaces.

Un bilan détaillé, écrit, de la rencontre a été réalisé pour chaque commune. Il a été envoyé en deux exemplaires par courrier au maire de chaque commune. Il est demandé de le transmettre à l’élu concerné et à l’agent présent lors de la rencontre.

COMPTE RENDU DES VISITES SUR LES COMMUNES

Suite à chaque visite, un compte rendu détaillé a été rédigé et envoyé au maire et au responsable des services techniques de chaque commune concernée.

Ce compte rendu comporte 4 parties :

1. Le contexte

2. Inventaire et propositions d’améliorations des pratiques de désherbage

2.1. Les produits phytosanitaires utilisés sur la commune

2.2. Avant et après traitement

2.3. Emploi des produits phytosanitaires sur les différentes surfaces en fonction des risques de transfert vers la ressource en eau

3. Choisir le bon produit

4. Privilégier l’utilisation de méthodes alternatives au désherbage chimique

COMMUNES VISITEES

La majorité des communes furent favorables à cette action. 9 communes sur 11 du bassin versant de la Vendage ont souhaité réaliser un diagnostic individualisé des pratiques phytosanitaires (financé intégralement dans le cadre des activités du groupe PHYT’EAUVERGNE).

Les communes de Paulhac, Beaumont, St-Laurent-Chabreuge et St-Géron (cette dernière étant non concernée par le bassin versant de la Vendage) ont fait l’objet d’un diagnostic commun puisque l’entretien de leurs espaces communaux est réalisé par le SIVOM du Château. Ceci implique qu’il y a eu en fait 7 rencontres de collectivités applicatrices différentes sur 9 concernées.

Deux communes n’ont pas souhaité réaliser de diagnostic.

Le diagnostic a été fait sur 5 communes en présence d’élu(s) et d’agent(s) technique(s). Pour les 4 autres communes, le diagnostic a été fait avec les agents techniques uniquement.

BILAN TECHNIQUE

-  Matériel de pulvérisateur : Toutes les communes rencontrées utilisent un pulvérisateur à dos. 4 communes disposent aussi d’un pulvérisateur porté (micro-tracteur, tracteur,...).

La moitié des applicateurs rencontrés dispose d’un dispositif de pulvérisation non adapté au désherbage (buse non adaptée ou lance destinée à l’arrosage dirigé). Des buses adaptées ont été fournies gratuitement lors du diagnostic.

Presque tous les applicateurs (6/7 rencontrés) n’étalonnent jamais leur pulvérisateur comme il est fortement conseillé de le faire.

-  Produits : Les produits sont choisis en fonction de l’utilisation et de la fiche de données de sécurité. Une grande confiance est donnée au fournisseur. La moitié des produits utilisés sont mal adaptés aux traitements souhaités (exemple : diuron, herbicide racinaire utilisé sur surfaces imperméables).

-  Remplissage / rinçage du pulvérisateur : Il n’existe pas d’aire de remplissage, rinçage sécurisé. Le remplissage s’effectue sans moyen de protection particulière. Les agents techniques indiquent faire attention à ce que le tuyau soit maintenu manuellement hors de la cuve comme l’exige maintenant la réglementation (arrêté du 12 septembre 2006) pour empêcher le retour de la bouillie vers le circuit d’alimentation en eau potable. Le remplissage s’effectue grâce à un tuyau d’arrosage (toutes les communes), au robinet (3) ou à partir de bidons sur la zone traitée (3).

Le rinçage s’effectue sur une zone perméable (6/7 collectivités) ou sur une zone imperméable (bitume) (1/7).

Les effluents phytosanitaires liés aux opérations de rinçages doivent être épandus sur la zone traitée ou sur une zone de terre ou récupérés pour être traités. Il a été conseillé de mettre en place un dispositif sécurisé permettant de récupérer et de traiter les effluents phytosanitaires (débordement de cuve, eau de rinçage ou de lavage...). Le dispositif pourrait être de type Phytobac.

-  Local de stockage : Toutes les collectivités rencontrées possèdent un local de stockage fermé à clé, aéré ou ventilé.

Par contre aucune ne dispose de système évitant l’écoulement des produits vers le milieu extérieur (bacs de rétention). Presque toutes (5/7) n’ont pas de local spécifique, mais disposent d’une armoire de stockage.

-  Protection de l’applicateur : Au niveau de la protection de l’applicateur, presque tous les agents ont répondus ne pas utiliser les équipements de protection. A noter, pour 3 collectivités, les équipements ne sont pas mis à disposition.

-  Types de surfaces traitées et modes de traitement : La majorité des communes essaie d’adapter sa méthodologie de désherbage au type de surface traitée.

8 communes sur 9 font l’objet d’utilisation de produits phytosanitaires sur des surfaces présentant un risque élevé de transfert vers la ressource en eau. Toutes les collectivités précisent pratiquer un traitement en tache par tache sur les zones à risque.

Plusieurs collectivités (5) tentent de réduire leur utilisation de produits phytosanitaires avec une meilleure acceptation de la végétation spontanée et en utilisant le désherbage manuel.

Il a été, à chaque rencontre, proposé des améliorations de pratiques sur les zones présentant des risques élevés. Ces propositions concernent uniquement la mise en œuvre de méthodes alternatives et le choix des produits.

Pour les surfaces présentant des risques de transfert limité, il a été fait des propositions afin de diminuer l’emploi des produits phytosanitaires et de limiter les risques. Les propositions concernent le choix des produits et l’usage de méthodes alternatives.

Ces diagnostics suivis de conseils ont été appréciés car ils étaient adaptés à chaque commune. Les solutions proposées tenaient compte des contraintes de chaque commune ainsi que des priorités d’amélioration des pratiques.

Les visites, en lien direct avec la formation aux bonnes pratiques phytosanitaires, qui avais eu lieu en novembre 2006, ont permis d’appuyer la théorie en expliquant concrètement ce qui pouvait être mis en place sur les différentes communes. Suite à la formation des agents communaux en novembre 2006, des améliorations de matériel et de pratiques avaient déjà été mises en place.

Néanmoins, les conseils à appliquer par les communes pour améliorer leurs pratiques sont à replacer dans un contexte complexe dans lequel elles doivent gérer un grand nombre de problèmes divers autres que l’entretien de la voirie et des espaces verts.

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